Une 35ᵉ édition gravée dans les mémoires
36 ans. 35 éditions. Et à chaque fois, vous trouvez le moyen de nous épater par une énergie et un amour qui semblent inépuisables. Il devient de plus en plus difficile de désigner l'édition la plus inoubliable, mais Couleur Café 2026 se hisse sans conteste tout en haut de la liste. Malgré, ou peut-être, d'une certaine manière, à cause de l'évacuation du samedi. La météo nous a privés d'une partie d'une journée de festival dont on avait tant besoin, et pour laquelle on s'était donné corps et âme depuis des mois. Mais nulle part ailleurs cette épreuve n'aurait pu se dérouler avec plus de fluidité, de respect ou d'efficacité. Nous le répétons : notre reconnaissance envers chaque membre du personnel, bénévole, partenaire et festivalier reste sans limite.
Couleur Café 2026 en quelques mots : vous étiez nombreux et nombreuses, vous avez veillé les uns sur les autres, et vous vous êtes plongés tête la première dans chaque concert, chaque pépite cachée, chaque fête improvisée, chaque repas, chaque cocktail. Plus de 75 000 visiteurs, 2000 bénévoles, 400 membres des équipes, des restaurateurs, des commerçants et des centaines de DJ's, musiciens et chanteurs au talent fou : pour chacune et chacun, ce fut une vraie bulle d'évasion loin d'une société particulièrement compliquée. Une bulle ensoleillée, qui rappelle à quoi ce monde pourrait ressembler quand il est fait d'amour, d'émerveillement et de respect.
Par où commencer ?
Notre camping, désormais réputé pour se remplir un peu plus vite chaque année, affichait déjà complet le vendredi avant même que le soleil ne soit tout à fait levé, sous une chaleur estivale déjà bien présente. Le magnifique parc d'Osseghem a suivi de près, avec une programmation qui a donné le ton au week-end. Aux côtés de têtes d'affiche comme Ezra Collective, Rema et Ruger, le public s'est aussi pressé vers des pépites comme Pongo, Sainté, Lila Iké et Bryan MG. Sans surprise, la Dub Stage, fidèle à la tradition, a attiré ses adeptes en nombre, certains y seraient probablement encore aujourd'hui si on n'avait pas coupé le son. Quelques BPM plus haut, la Black Stage a vu Lady Shaka et Juls déclencher une frénésie qui résonne encore. Les plus aventureux d'entre vous ont déniché le bar Mizizipi au bord de l'eau, admiré les riders BMX aux Tieks, ou se sont perdus dans les univers joyeusement déjantés de Whiplash et de l'aire d'autoroute Aire de Rien. Ce premier jour a conquis tout le monde, cela ne fait aucun doute.
Beaucoup a déjà été dit sur le samedi, sold-out depuis un moment et particulièrement chaud. Les visiteurs arrivés tôt ont tout de même pu profiter du superbe concert de Naïka et d'un excellent Protoje, avant que le rideau ne tombe peu après sur cette journée. La nuit s'annonçait dangereusement orageuse : face à ce risque, la décision du Bourgmestre de la Ville de Bruxelles et des autorités compétentes d'évacuer le site était sans appel, la seule à prendre. Le parc s'est vidé dans le calme, et nos campeurs ont vécu une nuit particulière mais festive, en sécurité au Palais 3. Il aura fallu une nuit et une matinée d'efforts impressionnants de la part de nombreux collaborateurs, bénévoles et partenaires pour que notre parc bien-aimé retrouve, dès le lendemain, toute sa splendeur.
Et nous voilà déjà arrivés au dernier jour : encore une journée ensoleillée, le parc rempli jusqu'au dernier arbre par un magnifique public de 25 000 amis et amies. Comme chaque dimanche, de nombreuses familles avec des enfants ne savaient plus où donner de la tête. De la fanfare des Fanfa-kids aux créatures de Saurus, des stands du Souk aux animations Zinneke, la fête battait son plein dans chaque recoin du parc.
Et plus encore sur les podiums, où de grands noms comme Skepta, Amaarae, Freddie Gibbs et Thee Sacred Souls ont récolté autant d'amour que des étoiles montantes comme Genezio, DC3, Gaz Mawete et bien d'autres. La Dub Stage continuait de gronder, la Black Stage gardait son tempo brûlant. Du côté de La Plancha, impossible de savoir qui donnait les cours de danse et qui les recevait, quel spectacle. Côté gastronomie, ce fut encore un tour du monde inoubliable : la toute nouvelle zone La Dalle a mis Bruxelles à l'honneur, et notre Bonanza Café a une fois de plus réalisé un exploit écologique, gastronomique et social sans équivalent dans les festivals belges. Les dernières pastèques sont parties pour la Palestine ; la preuve que votre cœur est resté à la bonne place.
Mais cette journée, et ce magnifique week-end malgré tout, devait elle aussi prendre fin.
Nous pensons très fort à tous nos visiteurs, en particulier ceux et celles qui n'avaient qu'un ticket pour le samedi et qui n'ont pas pu vivre le festival comme ils l'auraient souhaité cette année. Concernant les questions liées à la billetterie suite à l'évacuation de samedi, nous nous efforçons d'apporter des réponses claires aussi vite que possible, tout en démontant le site du festival rapidement et avec tout le sérieux nécessaire. Cela demandera un peu de temps, et nous vous remercions d'avance pour votre patience. Dès que nous aurons du nouveau, nous communiquerons via tous nos canaux.
Enfin, il ne nous reste plus qu'à vous remercier infiniment. Couleur Café, c'est et ce sera toujours vous : le public le plus chaleureux, le plus beau et le plus généreux au monde. Ne changez jamais, et continuez à prendre soin les uns des autres. On se retrouve bientôt à un Couleur Café CLUB, ou au plus tard, dans exactement un an.